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L'histoire du sucre de canne
Jusqu'au dix-neuvième siècle, il n'existait pas de production sucrière en Europe. À l'époque, le sucre était extrait à partir de la canne à sucre. Ces tiges de canne sucrées poussaient exclusivement dans des pays tropicaux. Le sucre était donc synonyme d'importation par bateau. Le port d'Anvers y a d'ailleurs joué un rôle important.
Selon les livres d'histoire, des galères vénitiennes apportèrent les premières cargaisons de sucre de canne sur les rives de l'Escaut en 1317. Le traitement du sucre à Anvers ne prit pourtant son ampleur qu'au début du 16e siècle.
À cette époque, le sucre de canne nous arrivait sous une forme très impure. Suite au long voyage en bateau, ce sucre arrivait très souvent fermenté, ce qui le rendait inutilisable. Il fallait donc le purifier pour qu'il retrouve toute sa saveur.
La prospérité d'Anvers disparut lorsque la fermeture de l'Escaut, décidée par le désastreux traité de Munster, coupa totalement la ville de la mer. De nombreuses raffineries furent contraintes de fermer leurs portes lorsque la matière première dut être amenée d'Ostende à Anvers via des petites embarcations.
L'importation des produits d'outre-mer fut interdite pendant les guerres napoléoniennes, et ce à cause du "Blocus Continental'. Des produits tels que le café et le sucre de canne en furent les premières victimes. En réponse, Napoléon stimula la culture sur le continent de la chicorée et de la betterave.
Après la levée du Blocus Continental, le sucre de canne revint massivement à Anvers. Le traitement du sucre candi connut dès lors une véritable résurrection.
Jusqu'aux années '70, le sucre de canne était uniquement importé comme matière première pour les raffineries européennes de sucre de canne. Il ne convenait pas pour la consommation humaine immédiate et devait donc être raffiné.
Suite aux accords de Lomé, la Communauté Européenne attribua un quota de sucre aux Pays ACP (anciennes colonies françaises et britanniques). Dans le cadre de ces quotas, ces pays pouvaient exporter une certaine quantité de sucre vers la CE sans prélèvement de taxes d'importation. De plus, un prix d'intervention européen garanti fut alors fixé.
Dans les années '70, une nouvelle tendance apparut : celle de l'alimentation équilibrée. Des sucres de canne non raffinés furent développés en vue d'une consommation immédiate. Suffisamment purs pour être consommés tels quels, ces sucres de canne ne sont pas raffinés. Ils conservent ainsi certains éléments du 'sucre de canne brut' ; un goût et un arôme de sucre de canne typiques, un aspect plus foncé.
En tant que leader du marché dans le segment des sucres spéciaux, Candico a immédiatement réagi à cette tendance et a développé une gamme complète de sucres de canne non raffinés. Candico est rapidement devenu l'un des principaux importateurs, conditionneur et emballeur de sucre de canne pour la consommation directe. C'est essentiellement dans le secteur du sucre de canne en morceaux que le succès a été le plus rapide. Chaque année, des centaines de conteneurs de sucre de canne sont importés via le port d'Anvers.
Ces dernières années, Candico a continué à se focaliser sur l'aspect social au sein de son développement. Depuis 2002, le sucre de canne a été officiellement repris dans la liste des produits Max Havelaar/Fairtrade. Le cahier des charges de FLO Fairtrade garantit un 'Commerce Equitable'. On entend par là la fixation de prix minimums afin de garantir un revenu décent aux petits paysans du Tiers-monde. Candico a immédiatement souscrit à ce principe et devint ainsi l'un des principaux importateurs européens de sucre de canne issu du commerce équitable. En 2008, toute la gamme de sucre de canne Candico a été certifiée Fairtrade et porte depuis lors le label Max Havelaar.